Réflexions sur le coaching, la créativité, et le travail jungien à partir des images.
Que dirais-je à un psychothérapeute ?
Un ami m’a appelé récemment, le genre d’appel qui arrive sans prévenir et qui porte un vrai poids. Il avait besoin de parler, alors nous avons parlé, longtemps, d’une chose qui le tourmentait depuis des années maintenant, une de ces difficultés récurrentes qui ne se résout jamais tout à fait, qui ressurgit à différents moments de la vie avec la même insistance et le même malaise. Je l’ai écouté, comme on le fait avec un ami, même si j’avais conscience, tout au long de notre échange, que le fait d’être psychanalyste en formation donnait à cette conversation une dimension plus complexe qu’un simple échange entre deux personnes qui se connaissent bien.
À un moment donné, je lui ai demandé, doucement, s’il avait déjà envisagé de parler avec un psychologue ou un psychothérapeute de ce qu’il décrivait. La question me semblait naturelle, presque évidente, compte tenu de la profondeur et de la persistance de ce qu’il partageait. Sa réponse m’a arrêté.
« Que dirais-je à un psychothérapeute ? Je n’ai rien à dire. »
Quand la question elle-même est le problème : réflexions sur les décisions binaires
Assez régulièrement, quelqu’un frappe à ma porte déjà convaincu de la forme que prend sa difficulté, parce qu’il l’a formulée comme un choix binaire net, une bifurcation avec exactement deux branches, et ce qu’il attend de moi c’est de l’aide pour choisir la bonne. Rester ou partir, Paris ou Londres, ce poste ou cet autre, cette relation ou sa fin. Au moment où cette personne me rejoint, elle a généralement investi une réflexion considérable, elle a pesé les deux options en silence pendant des semaines ou des mois, et elle arrive convaincue que la seule tâche restante est de déterminer laquelle des deux voies est la vraie.
La crête : dirigeants, mitan de la vie et le prix de l'arrivée
Il existe une forme particulière d'épuisement qui n'a pas de cause apparente. La carrière a tenu ses promesses. Le titre est là, la rémunération est là, peut-être le bureau en angle ou son équivalent en télétravail. La personne qui habite tout cela a accompli, selon tout critère extérieur, ce qu'elle s'était proposé d'accomplir. Et pourtant quelque chose s'est tu à l'intérieur, pas de façon dramatique, pas d'un coup, mais persistante, à la manière d'un son de fond qui disparaît et dont on ne remarque l'absence qu'une fois qu'il a cessé. Ce qui ressemblait à une direction ressemble maintenant à de l'inertie. Le prochain projet ne suscite plus rien. La question qui remonte à la surface, parfois au milieu d'une réunion de comité, parfois à trois heures du matin, est d'une simplicité déconcertante : est-ce tout ?
Koh-Lanta 2026 ou la sagesse archaïque du petit écran. Ce que Guillaume nous enseigne sur la transformation
Je regarde Koh-Lanta depuis des années, et ce n'est pas Guillaume qui m'a converti à cette émission, mais c'est lui qui m'a donné envie d'écrire ce texte, parce que sa trajectoire illustre avec une clarté rare quelque chose que j'observe aussi dans ma pratique de coach : la façon dont la transformation psychologique profonde se produit, ce qu'elle coûte réellement, et pourquoi elle ne peut jamais être simplement décrétée ou planifiée.
Guillaume est grand, costaud, breton, et dès les premiers épisodes il dégage cette impression rassurante d'un homme qui prend soin de tout le monde autour de lui.
Pourquoi le travail en petit groupe est plus nécessaire que jamais
Je reviens tout juste de l’abbaye de Belloc, située dans le cadre pittoresque du Pays basque, où l’Espace Jungien Francophone a organisé son premier colloque consacré à l’intelligence artificielle et à la psychologie des profondeurs. J’ai eu l’honneur d’y animer un atelier expérientiel, et ce travail a confirmé une fois de plus une conviction devenue centrale dans ma pratique : nous avons besoin de davantage de travail en groupe aujourd’hui, non parce que les groupes seraient simples ou naturellement harmonieux, mais parce que l’espace collectif qui nous entoure est devenu si inflammé que nous avons besoin de lieux plus restreints où il reste possible de parler, d’écouter et de demeurer en relation.
L’art de collaborer : comment les approches artistiques et le travail avec l’image renforcent la collaboration au sein des comités de direction.
Un comité de direction de huit personnes me contacte il y a quelques mois. Certaines viennent d’être nommées à leur poste, d’autres travaillent ensemble depuis longtemps sans avoir réellement eu l’occasion de se rencontrer autrement qu’à travers les contraintes du quotidien professionnel. Ils partagent les mêmes enjeux stratégiques, les mêmes objectifs, les mêmes responsabilités collectives, mais ils sentent que quelque chose manque encore pour fonctionner comme une véritable équipe de direction.
Comment la psychologie jungienne s’applique au coaching de leadership
Le coaching de leadership a beaucoup évolué ces dernières années. Aujourd’hui, de nombreux dirigeants ne recherchent plus uniquement des outils d’optimisation de la performance ou des techniques de communication. Ils cherchent aussi des moyens de mieux comprendre la complexité des systèmes humains dans lesquels ils évoluent. Car le leadership n’est jamais uniquement une affaire de stratégie.
Le pouvoir du non : là où votre vie commence à changer
Elle est arrivée avec une longue liste, le genre de liste dont on sent déjà le poids avant même qu’elle ne soit dite, une liste de choses qui n’allaient pas dans sa vie, au travail, dans ses relations, dans ses finances, dans les recoins silencieux de ses journées, et chacun des éléments de cette liste aurait pu à lui seul justifier un accompagnement entier, chacun était important, complexe, demandait de l’attention, du temps, du soin, et pourtant, à mesure que nous avons commencé à regarder de plus près, à ralentir suffisamment pour voir plutôt que réagir, un motif est apparu avec une clarté presque déstabilisante dans sa simplicité : toutes ces difficultés, malgré leurs formes et leurs contextes différents, s’organisaient autour d’une même ligne de faille, une même difficulté qui traversait tout, l’impossibilité presque totale pour elle de dire non.
Former autrement pour mieux vendre : une approche par l’image au service de la performance en boutique
Dans les flagships des maisons de luxe, tout se joue en quelques minutes, une rencontre, une attention, une capacité à sentir qui est le client en face de soi et à ajuster son discours avec justesse. La connaissance produit reste essentielle, mais elle ne suffit plus. Ce qui fait la différence aujourd’hui, c’est la qualité de présence du vendeur, sa culture, sa capacité à créer une résonance.
C’est précisément là que Coaching par l’image® intervient, avec un objectif simple et opérationnel, améliorer la qualité de la relation client pour renforcer l’engagement et la conversion en boutique.
Séminaire d’entreprise innovant en France : et si vous changiez simplement la manière de voir ?
C’est souvent à ce moment précis de l’année que tout converge vers votre séminaire d’entreprise. Quelqu’un, parfois vous, y pense depuis des mois. Le lieu a été repéré, visité, réservé. Le programme a été construit avec soin, ajusté, affiné. Les interventions s’enchaînent avec logique. Tout semble tenir.
Et pourtant, il reste souvent une question en suspens, rarement formulée aussi directement.
Est-ce que ce séminaire va vraiment produire quelque chose de différent, ou est-ce qu’il va simplement confirmer ce que tout le monde sait déjà ?
Réorientation de carrière à mi-vie par l’analyse d’images
Un homme d’une cinquantaine d’années m’a contacté après plus de vingt ans dans le conseil. De l’extérieur, sa carrière semblait stable et réussie. Il avait progressé régulièrement. Davantage de responsabilités, une solide réputation au sein du cabinet, des équipes qui le respectaient et un revenu confortable. Rien de spectaculaire ne s’était produit. Pas de crise, pas de burn-out. Pourtant, quelque chose avait changé. Lors de notre premier échange, il m’a dit :
« Je suis bon dans mon travail. Je sais comment faire. Mais je me sens étrangement absent. »
Comment résister en temps de chaos : leçons de Tolkien sur la vérité, la bonté et le courage du quotidien
Il y a des périodes où tout semble se déformer. Les conversations deviennent agressives, les gens cessent de s’écouter, et il devient difficile de distinguer ce qui est vrai de ce qui est simplement répété avec conviction. On sent que quelque chose ne va pas, sans toujours pouvoir le nommer. Ce qui paraissait stable commence à glisser.
Marilyn selon Jung
À la Cinémathèque française, une nouvelle exposition ouvre ses portes ce printemps, consacrée à Marilyn Monroe, sous un titre qui pose d’emblée une tension féconde entre deux registres que l’on confond trop souvent, « Célébrer la star, exposer l’actrice », comme si l’enjeu n’était pas seulement de montrer une figure connue, mais de rouvrir une question qui n’a jamais été réellement résolue, celle de savoir ce que nous regardons lorsque nous regardons Marilyn.